envie de bouger

 

Des témoignages en entreprise qui donnent envie de bouger...

MILALMA Editions - www.enviedebouger.fr

J'ai écrit deux nouvelles d'expériences de management.

Une Orangeraie au Maroc

irrigation

- Cela ne marchera jamais… Peut être chez toi, en France, mais pas ici ! Il fait trop chaud. Tu vas faire mourir mes arbres…
Nous nous tenons sous le rideau d’eucalyptus, à la lisière du carré d’orangers, au coeur du domaine. L’anti-atlas nous surplombe, vibrant de chaleur. Nous sommes à l’extrémité de la plaine du Sous, au sud du Maroc, pas loin de Taroudant. Farid me parle dans un mélange d’arabe, de berbère et de français. Je lui réponds comme je peux, avec beaucoup de gestes. Il a toute une rangée de dents en or et il passe du sourire à l’interpellation pleine de colère.
- Et on va donner à boire à cet arbre avec ce tuyau…
Farid brandit un bout de tube plus fin que son petit doigt sur lequel il me montre un drôle de petit manchon en épaisseur, le goutteur. C’est de là que la goutte doit tomber, la goutte qui doit donner à boire à son arbre, car il s’agit bien de « son » arbre. Farid soigne son carré d’orangers comme s’il en était propriétaire, avec amour et jalousie. Il les soigne depuis qu’il est rentré au service du domaine, tout jeune. Le voilà tout ridé et courbé sur cette terre qu’il aime et à laquelle il a tout donné, avec ses sandales en cuir de dromadaire, son pantalon qui tirebouchonne, retenu par la ficelle qui tient lieu de ceinture, son torse maigre et son chèche enroulé sur la tête. Il me regarde de ses yeux plissés.
Il s’inquiète de me voir arriver, moi, jeune français de là-bas, qui ne connais rien à ses orangers.
- Chouf… Regarde… C’est pas possible ! Regarde comment on fait ici.

oranger

Pour lire la suite, cliquez ici.

 

Management en haute mer

belier

Depuis quatre jours, le filet n’est pas allé à l’eau. Le thonier trace sa route sur l’océan désert. Nous avons repassé l’équateur hier, redescendant vers le sud à la recherche du poisson. L’Afrique est à plus de trois jours de mer à
l’est. Nous nous éloignons encore. Les journées sont longues à bord. Autour de la passerelle, les hommes se relaient aux jumelles pour traquer la moindre apparence qui signalerait la présence des thons. Les pieds écartés pour trouver la stabilité dans le léger roulis de la houle du grand large, le corps arqué et les bras allongés sur le fut des grosses lunettes binoculaires, ils fouillent l’horizon. Le thonier est en chasse, tendu vers une proie qui se cache dans l’immensité vide. Depuis le lever jusqu’au coucher du soleil, ils prennent chacun leur poste à scruter les vagues
bleues, le moutonnement infini, le reflet du soleil implacable sur la surface de l’océan.
Nous sommes seuls sur la mer. Nous avons quitté la flottille qui tourne en rond plus au nord. La décision a été prise un soir après une journée sans rien voir, à s’échanger de thonier à thonier des messages désabusés. Le patron, c’est comme cela qu’on nomme le capitaine à la pêche, le patron a juste dit « route au sud » en donnant le cap pour la nuit. A bord, il n’y eut pas de commentaires. Ils le connaissent pour son caractère à chasser tout seul loin des autres, à sortir de la meute, et ce goût de la traque solitaire leur réussit plutôt bien : Ils remplissent régulièrement la cale. L’équipage est payé à la part. C’est la bonne décision du patron qui les enrichit.

filet

Pour lire la suite, cliquez ici.

 

Pierre-François BEIRNAERT - SARL Le DENACRE - 11, sentier du Denacre, 62126 Wimille - Tél 03 21 87 55 00 - pfbeirnaert@ledenacre.fr